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Entrevue Avec Laurent Gagnon de Cycle Campus

Écoutez l’entrevue de Laurent Gagnon

Laurent Gagnon, Propriétaire de Cycle Campus

 

Laurent, ça fait combien de temps que tu es dans l’industrie?

En fait je suis là depuis 93-94. Mon père était propriétaire, j’ai travaillé à son magasin jusqu’en 2001, en fait on appelait ça un magasin général avant, j’ai racheté le magasin en 2012, et je l’ai converti uniquement pour les vélos en 2017.

 

Est-ce que tu as ajouté des choses à l’entreprise depuis que vous êtes ouvert?

On a ajouté le Spinning, on a amélioré l’atelier, on a aussi augmenté la diversité des pièces de vélo dans le sens qu’on faisait uniquement des vélos adaptés pour le marché local avant.

On est rendus qu’on a maintenant trois équipes de course, une junior, une qui est au niveau maître, et une qui fait du stylo cross. On a greffé trois équipes de compétitions, on commandite aussi des athlètes internationaux, soit au niveau du CI ou du triathlon international. On fournit entre autres des vélos, des pièces, ou autres choses du genre.

On a amené le magasin à un stade où est-ce qu’on s’occupe encore de tout ce qui est local. On s’occupe des jeunes, on s’occupe des familles. Pour les jeunes, en fait, on croit qu’il faut les initier très tôt, donc on a créé un programme ou il est possible d’échanger le vélo d’une année à l’autre. Donc si le vélo devient trop petit pour l’enfant, je le reprends et je crédite un montant pour leur prochain vélo.

Pour ce qui est des vélos usagés, j’essaie de les revendre, et si je trouve que le vélo est trop mal en point pour être vendu en magasin, j’essaie de le donner à des organismes locaux pour des enfants qui n’ont pas les moyens de se payer un vélo neuf.

 

 

Tu mentionnes que t’encourages beaucoup tout ce qui est local, est-ce que tu parles de Montréal ou plus tôt de la communauté de Verdun?

Je parle plus de Verdun, il y a beaucoup de ‘’shop’’ à Montréal, en fait, quand on est à Verdun, on se retrouve avec deux ateliers de vélos. Marc, qui est propriétaire de l’autre magasin, fait aussi une bonne job en tant que technicien là-bas. Ce qui fait en sorte qu’à deux ateliers on dessert très bien notre secteur.

Quand tu vas à Montréal, tu lances une roche pis il y a un dealer de vélo, surtout sur Mont-Royal, Saint-Denis, et Saint-Laurent. À mon avis il y a une surpopulation de magasin de vélo. Donc, je n’ai aucun intérêt à aller m’immiscer dans leur marché, j’ai le mien, j’ai ma business pis on a du fun.

On a une seule mentalité ici, pis c’est d’avoir du fun en travaillant, on ne veut pas se prendre la tête. S’il y a un client qui cherche à vouloir se prendre la tête, on lui dit juste d’aller magasiner ailleurs. On est là pour avoir du fun avec nos clients, pis on est aussi là pour que nos clients aient du fun avec leur vélo.

Ça va jusqu’à un certain point où, si le client achète un vélo et qu’il n’est pas confortable, qu’il ne l’aime pas, ou quoique se soit, on va reprendre le vélo. Il y a toujours un mindset, derrière notre façon de travailler, que notre client doit avoir du fun à faire du vélo, et que nous autres aussi on doit en avoir à travailler ensemble.

 

Découvrez le Site Internet de Laurent

 

Parle-moi un peu de l’impact des commerces en ligne et de la technologie sur ton entreprise.

On a mis notre site web en ligne, je ne dirais pas que c’est le meilleur site parce qu’on travaille avec un fournisseur américain. Le désavantage est que tout est en anglais sur leur plateforme, mais l’avantage c’est que je n’ai pas besoin d’avoir quelqu’un à l’interne qui documente chacune de mes pièces.

Je fonctionne avec les codes UPC des fournisseurs, eux peuplent déjà la base de données avec les images, les descriptions, etc.. Il me reste donc juste à mettre mon inventaire sur le portail et sa s’adapte à mon site internet en temps réel.

 

Est-ce que tu vends des vélos directement via ton site internet?

Je ne vends pas de vélos en ligne, je vais vendre des pièces, vendre des vêtements ou des accessoires. Même principe que si quelqu’un m’appelle de Québec pour un Vélo, je vais lui dire de venir en Magasin. Ou lorsque c’est des plus grosses marques, comme Giant, je vais les référer à des vendeurs de leurs régions. Si non, une alternative au voyagement, j’envoie le client chez un représentant que je connais, le même représentant va m’envoyer les détails que j’ai besoin et après je vais pouvoir faire livrer le vélo chez mon client.

La raison est simple, c’est trop facile de se tromper de grandeur, c’est facile d’être mal ajusté, et si on envoie un vélo en boite, s’il n’est pas bien assemblé rendu à destination, la qualité ressemble à un vélo de chez Walmart ou Canadian Tire.

La notion de professionnalisme dans le vélo est très importante. Les magasins de vélos indépendants, ne peuvent tout simplement pas se permettre de ternir leur image de marque en envoyant quelque chose de mal assemblé, ou un item qui ne convient pas au client.

Notre modèle d’affaires fonctionne même si les commerces en lignes existent. En fait, il y a énormément de conseils requis avant de choisir le bon vélo ou les bonnes pièces. C’est très facile de vendre quelque chose de trop cher et qui ne servira à rien, et c’est aussi très facile d’aller pour une option ‘’cheap’’ qui va nécessiter des changements de pièces après un an.

 

Au niveau du travail interne que vous devez faire en tant que commerce local, est-ce que tu as vu un changement au niveau de la rapidité ou de l’efficacité à cause de la technologie?

Au niveau du service en ligne, il y a beaucoup de choses qui ont changé, les transports, les douanes, etc. C’était un peu archaïque avant à cause que les frais de dédouanement n’étaient pas chargés aux particuliers. Ce qui faisait en sorte que les détaillants se retrouvaient à ne vendre plus cher qu’une personne qui commandait en ligne.

À mon avis le commerce en ligne va continuer à croître, pour les gens qui sont connaisseurs, c’est très facile à naviguer. Pour les gens qui ne sont pas spécialistes dans le domaine, ce n’est pas avisé de le faire, car il y a beaucoup trop de détail à prendre en considération.

 

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